Fonds de dotation Résilience

Contacts

Brénod, France, 01110

contact@fd-resilience.org

+33 (0) 7 50 03 04 75

8bd7fcdc-1d57-4482-981a-91002cad58d4

Le parcours de Loïc

Loïc a 48 ans. Divorcé, il a d’abord servi pendant onze ans et demi dans l’armée il était rattaché au 2eme Régiment de Dragon à l’Escadron d’éclairage et d’investigation de la 2e Brigade blindée (EEI2). Après sa carrière militaire, il a travaillé durant onze ans dans une société de logistique, avant d’être licencié pour raisons de santé, liées à un syndrome de stress post-traumatique (SSPT) aggravé par une dépendance à l’alcool.

Son stress post-traumatique est suite à une mission en Côte d’Ivoire. Déployé pour renforcer un checkpoint légionnaire à Douékoué, il se retrouve dans une situation inhabituelle. Pilote de formation, il est contraint ce jour-là de sortir de son véhicule pour observer une zone que son chef de bord et son tireur ne pouvaient pas couvrir. C’est alors qu’un individu armé d’un RPG-7 le met en joue et ouvre le feu. Loïc réagit en tirant à son tour.

Loïc en tenue de cérémonie


Les conséquences psychologiques apparaissent trois ans plus tard. Déjà engagé dans un mariage, il devient progressivement ingérable. À l’époque, personne ne met de mots sur son état. Son comportement est perçu uniquement à travers son alcoolisme, laissé sans encadrement.

En 2006, un médecin militaire de Metz pose enfin le diagnostic de stress post-traumatique (SPT), donnant une explication à son mal-être.

C’est un ancien collègue de l’armée qui lui fait découvrir la Fondation Résilience.

Face à ses difficultés d’adaptation à la vie civile, il l’encourage à prendre contact avec Geoffroy HODICQ, président de la Fondation Résilience. Cette rencontre marque un tournant décisif. Depuis, Loïc affirme vivre « la plus belle vie » qu’il ait connue.


Son ressentie à la Fondation Résilience

Au sein de la Fondation Résilience, la cohésion entre les membres joue un rôle essentiel. Tous anciens militaires, ils partagent une culture commune et une compréhension implicite. Les échanges sont nombreux, mais ne portent pas directement sur le stress post-traumatique. Le lien se fait autrement, parfois sans mots : un simple regard suffit. En dehors des temps de formation, certains membres restent en contact régulier, s’appelant une à deux fois par semaine pour prendre des nouvelles.

Aujourd’hui, Loïc souhaite à son tour s’investir pour le fonds de dotation Résilience, afin de transmettre ce qu’il a reçu. Son objectif est également de trouver pleinement sa place dans le monde civil, notamment dans des fonctions d’encadrement.

Photo de groupe de la promotion Fondation Safran 2026.

Parmi les expériences marquantes de son parcours, l’accompagnement de personnes en situation de handicap a été une véritable révélation. Il reconnaît avoir eu des appréhensions au départ, comme beaucoup face à la différence, mais cette expérience a profondément changé son regard.

Loïc avec un jeune de l’Adapei de l’Ain.

Les effets de cet engagement sont visibles dans sa vie personnelle. Son entourage constate une transformation notable : il est plus joyeux, plus apaisé. Un moment l’a particulièrement marqué : lorsque sa fille de 10 ans lui a dit « Papa, tu souris ». Un geste simple, mais lourd de sens, puisqu’elle ne l’avait jamais vu sourire auparavant.


Cette évolution renforce encore sa motivation à avancer avec la Fondation Résilience. Sa fille, qui a longtemps subi ses colères, observe elle aussi le changement. Autrefois sujet à des accès de rage incontrôlés, il parvient désormais à mieux se maîtriser. Leur relation s’en trouve améliorée : aujourd’hui, il peut l’accueillir pendant quinze jours, là où auparavant il n’aurait pas supporté plus de deux jours.

Loïc et Ilan de la promotion Fondation Safran 2026 lors du stage avec l’Adapei de l’Ain à Mijoux.

Pour Loïc, le fait de parler et de partager est aussi bénéfique pour celui qui s’exprime. Et s’il devait conclure, il tient avant tout à exprimer sa gratitude envers la Fondation Résilience, ainsi envers ceux qui prennent le temps de lire son histoire et de la relayer.

Nos réseaux sociaux, InstagramFacebook et LindedIn.

TRO03391

La force du lien : vétérans et membres de l’Adapei sur le chemin de la résilience

Cette article fait suite à l’article “L’adapei de l’Ain un partenaire historique pour la Fondation Résilience“.

La Fondation Résilience est en partenariat avec l’Adapei depuis ses débuts. Pour l’Adapei, ces stages sont essentiels pour leurs publics, car ils permettent de montrer concrètement que le handicap n’empêche pas de se dépasser et de vivre des expériences nouvelles. À travers des activités comme la topographie, le bivouac ou d’autres apprentissages en pleine nature, les participants gagnent en confiance, en autonomie et en estime de soi.

Ces moments sont aussi l’occasion de sortir du cadre habituel, de créer du lien, de développer l’entraide et de prouver que chacun, quelles que soient ses difficultés, est capable de relever des défis et de progresser.


L’Adapei c’est quoi ? 

L’Association départementale de parents et d’amis des personnes handicapées mentales (ADAPEI

L’Adapei est une association qui accompagne les personnes en situation de handicap intellectuel et soutient leurs familles au quotidien.

Elle les aide à être scolarisées, à travailler, à vivre de manière plus autonome et à s’intégrer dans la société. Elle gère aussi des établissements spécialisés et défend leurs droits.

Chaque Adapei est locale (par département) et fait partie du réseau national de l’Unapei.

Pourquoi est-ce un partenaire important pour la Fondation Résilience ? 

L’Adapei est un partenaire qui compte pour la Fondation car il montre qu’un handicap physique ou mental n’empêche pas les personnes de faire des activités avec nos membres. Mais aussi il est important car nos membres sont touchés par ce public.

Logo de l’Adapei de l’Ain.

Les bienfaits des ses stages sur les blessés de la Défense

Ces stages permettent à chacun de se sentir à sa place, dans un cadre bienveillant et sans pression du jugement. Les membres de la Fondation Résilience ont la chance de partager ces moments avec le public de l’Adapei, car ils y trouvent une relation simple et authentique, sans regard porté sur leur parcours ou leurs blessures.

Cette rencontre crée un échange humain fort : d’un côté comme de l’autre, elle montre que, malgré des difficultés différentes, handicap ou stress post-traumatique, il est possible de se comprendre, de s’entraider et de progresser ensemble.


Membres de la Fondation Résilience

Comment cela peut aider nos vétérans et les membres de l’Adapei ? 

Dans un premier temps, nos membres prennent de nouveau confiance en eux, confiance qu’ils ont pu perdre lors de différents moments de leur vécu.

Chacun de nos membres a son histoire et ses difficultés survenues à la suite de sa blessure. Et c’est là que les stages de la Fondation Résilience arrivent et permettent d’aider nos vétérans à se reconstruire, avec la jeunesse, mais également avec d’autres blessés avec qui échanger et avancer ensemble.

Nos actions sont mises en place pour les aider à se remobiliser et réussir à retrouver cette flamme en eux. Leur envie de servir est toujours présente chez eux, une envie de construire un monde meilleur, plus uni, avec des valeurs fortes.

Dans un second temps, cela les aide à se renforcer mentalement. Ils partagent leurs blessures et leurs parcours auprès des jeunes. Ils installent un lien de confiance avec eux.

Quant aux membres de l’Adapei, ils sont bienveillants envers les membres de la Fondation Résilience, ils ne font pas de remarques, et plus que tout, ils comprennent leur blessure.

Les stagiaires participent activement à la remobilisation des vétérans durant ces stages, en étant simplement eux-mêmes, en permettant à nos membres de continuer à servir.

Pour eux, ce sont des bons moments qu’ils passent avec la Fondation Résilience. Pour certains, c’est leur 3e stage à nos côtés et ils ont déjà hâte de revenir !


L’un de nos membres de la promotion Fondation Safran, avec un jeune de l’Adapei.

Au sein de la Fondation Résilience, chaque membre a sa place pour progresser et évoluer. Nous sommes là pour vous accompagner, vous aider, quelle que soit votre blessure.

Nos réseaux sociaux, Instagram, Facebook et LindedIn.

WhatsApp-Image-2026-03-23-at-15.39.16

Isabelle la Sophrologie au service de la résilience

Isabelle est sophrologue et praticienne en thérapies manuelles (réflexologie plantaire et méthode Knap). Installée à Brénod, elle accompagne la Fondation et ses “Résilients” depuis trois ans. Son approche, ancrée dans la bienveillance et la globalité du corps, offre une voie complémentaire essentielle pour traiter le Syndrome de Stress Post-Traumatique (SPT).

Isabelle sophrologue aux côtés de la Fondation Résilience

La Sophrologie : Un entraînement vers l’apaisement

La sophrologie n’est pas une solution miracle instantanée, c’est un véritable entraînement quotidien.

Isabelle – Sophrologue au sein de la Fondation Résilience

  • L’objectif : Apprendre à prendre de la distance avec son syndrome pour alléger les symptômes ou apprendre à vivre avec.
  • La méthode : Un travail régulier, en séance et à la maison, pour désamorcer l’état de vigilance extrême propre au SPT.
  • Le symbole : Elle compare le SPT à une corde à nœuds. Il faut prendre le temps de les dénouer un à un, en remontant jusqu’à la racine, parfois jusqu’à l’engagement militaire initial.

L’accent sur la prévention : Isabelle souligne l’importance cruciale de la préparation mentale avant l’entrée dans l’armée. Le corps est entraîné, mais l’esprit doit l’être tout autant.


Un engagement de cœur et de confiance

Le lien entre Isabelle et la Fondation est né d’une rencontre humaine avec Frédéric Lafond, puis avec Geoffrey. Plus qu’un partenariat professionnel, c’est une histoire d’amitié et de confiance mutuelle. Profondément touchée par la cause des blessés pour des raisons personnelles et familiales, elle admire l’empathie et l’énergie que Geoffrey déploie pour les autres.


De “Victime” à “Acteur de sa vie”

  • Le défi : Sortir du statut de victime pour redevenir acteur de son quotidien.
  • La réussite : Pour certains, l’autonomie est retrouvée en moins d’un an, un moment qu’Isabelle qualifie de “magnifique”.
  • L’approche : Elle assume une dimension de “câlinothérapie” (accompagnement bien-être). Pour elle, cette douceur maternelle est indispensable pour réparer les nuits hachées par les cauchemars et les pensées en boucle.

Un message aux futurs blessés que tu vas accompagner ?

“Il faut tout essayer pour aller mieux.”

Isabelle – Sophrologue au sein de la Fondation Résilience

Isabelle encourage les Résilients à explorer des alternatives aux seuls traitements médicamenteux. Même en cas de doute ou de prudence face à la pratique :

  • La sophrologie est désormais reconnue en milieu hospitalier et remboursée par de nombreuses mutuelles.
  • C’est un espace pour apprendre à baisser la garde et à faire confiance, une étape clé pour sortir du schéma de vigilance extrême.