Ludovic VOILLIOT – son histoire
Ludovic, 17 ans, est entré à l’Armée de l’Air et de l’Espace, puis au Commando Parachutiste de l’Air no 10, en tant que moniteur parachutiste. Il a fait les sélections CPA 10, il avait pour but de devenir sniper. Il a fait tous ses monitorats, commandos, brevet parachutiste militaire…

Puis en 2003 Ludovic est parti en Afghanistan avec son régiment CPA 10, lors d’une mission longue très importante de 16 jours. Le 4 octobre, lors d’une attaque à l’arme lourd par des missiles afghanes. Il a pris un éclat d’obus au pied gauche. En rentrant de France, il n’a pas eu un suivi adapter à sa blessure.
Après son service en Afghanistan, son esprit est resté là-bas avec sa légende Victor. Il est resté en mode survie, reptilien, avec sa fausse identité. Pendant 20 ans il a joué le caméléon, il a eu plus de 25 métiers comme par exemple : sécurité privée, protection rapprochée, etc.
Quand tu tombes dans le mensonges tu fais que ça.
Ludovic, membre de la Fondation Résilience
Puis il a fait 3 mois dans le noir chez lui, en dépression totale, ce sont des amis militaires qui lui ont dit qu’il fallait agir. Grâce à eux, il a vu un psychiatre militaire, (le Dr Colsta). Avec le temps, un feeling s’est mis en place et a commencé la longue route de la guérison.
Jusqu’au jour où il a découvert la Fondation Résilience, par un post de Mathieu Guyard, Résilient et membre de la Fondation Résilience. Il a contacté Mathieu en privé, qui a directement pris les choses en main et lui a dit qu’il ne pouvait pas le laisser comme ça, et l’a directement mis en contact avec Richard Zirmi, vice président de la Fondation Résilience.
Richard Zirmi est comme un deuxième père, il a un respect énorme pour lui, il est toujours bienveillant, fait absolument tout ce qu’il faut pour Ludovic quoi qu’il arrive. C’est comme ça qu’il a connu la Fondation Résilience et ce fut le plus beau jour de sa vie. La Fondation Résilience a tout fait pour accompagner Ludovic dès les premiers échanges, en commençant avec une prise en charge de ses déplacements pour les divers rendez-vous médicaux.


Pour moi, la Fondation Résilience, c’est devenu ma vraie famille, j’y serai encore longtemps.
Ludovic, membre de la Fondation Résilience
Il fait du coaching avec Mathieu Guyard et Richy également pour lui permettre de se lâcher émotionnellement, ce qui fait beaucoup de bien aussi. Grâce à eux, il est content, ils l’ont aidé à devenir qui il est, grâce au travail commun entre la Fondation Résilience et les personnes du domaine médicale qu’une amélioration significatif à pu voir le jour.
C’est grâce à ça que je suis l’homme que je suis maintenant : honnête, sympathique, la tête haute.
Ludovic, membre de la Fondation Résilience
Ludovic aimerai bien passer à la Fondation Résilience les formations médicales opérationnelles, pour avoir sur la zone ouest un formateur pour les stages là-bas. Il aimerai vraiment travailler dans la partie médicales et c’est ainsi qu’il veux apporter son aide à la Fondation Résilience et aux personnes dans le besoin.
Peux-tu revenir sur ta blessure ?
J’ai de la colère, de la tristesse, de la honte, mais je me pardonne. Il y a une grosse différence entre ma légende « Victor » et Ludovic, que je suis vraiment.
Ludovic, membre de la Fondation Résilience
Il l’a vécue avec colère ; il aurait pu aller mieux plus tôt, mais il n’a pas réussi. Le SPT a tout retardé.
Il fait l’effort de tenir le coup avec ses orteils, mais si ça ne marche pas, ils vont les lui enlever. Il se dit qu’il y a pire que lui : ce ne sont que deux orteils.
Le plus gros souci est dans sa tête.
Avant, il n’avait aucune émotion, et maintenant il se sent revivre. Avant, il n’avait pas tout ça ; il pouvait regarder un film et avoir les larmes aux yeux. C’est comme s’il avait 17 ans et qu’il se retrouvait comme avant.
Aujourd’hui, oui, il est en Stress Post-traumatique, il y a des hauts et des bas, mais grâce à la Fondation Résilience, il peut se lancer dans des projets, aller vers l’avenir et notamment vers la zone ouest de la Fondation Résilience.
J’ai adoré faire le Spartan avec les SEALS, pour les blessés, pour les vétérans et pour la Fondation ! J’aime le côté sportif et challenge, mais le côté humain et don de soi est pour la Fondation.
Ludovic, membre de la Fondation Résilience
Il ne peut qu’être reconnaissant envers cette famille et cette Fondation. Il lit, il marche, il est actif ; son cerveau va mieux, il est actif.
Il sait qu’il est Ludovic, il n’est pas Victor.
Aujourd’hui mon oxygène, c’est la Fondation.
Ludovic, membre de la Fondation Résilience
La relation avec ses enfants
Il a toujours eu une excellente relation avec ses enfants, très fusionnelle. Ils ont vécu et vu leur père en stress post-traumatique ; ça a été très dur pour eux, car ils n’avaient pas l’image réelle de leur père en forces spéciales, etc.
Pour eux, quand ils viennent à la clinique, c’est comme s’il avait été à nouveau touché. Mais son travail sur lui-même a permis d’avancer, de bien leur expliquer la mission, et maintenant ils sont heureux pour lui. Ils sont contents de voir qu’il redevient le papa original.
Ils seront pupilles de la Nation une fois que tout sera terminé, une fois qu’il aura reçu la médaille des blessés de guerre suivi de la médaille militaire.
Pour son fils, c’est important d’avoir cette reconnaissance. Son père à lui était militaire ; ils ont toujours un peu connu ce monde-là.


Pour eux, voir vivre le stress post-traumatique, ça les a plongés de manière difficile dans la réalité. Ils en ont beaucoup discuté, il faut parler de cette maladie, c’est très important.
Les valeurs qu’il défend
Les valeurs de la Fondation Résilience, pour un blessé de la Défense ou un vétéran, ça met beaucoup de choses en place, ça nous permet de nous sentir compris. Il y a un élan qui est en train de se passer avec la Fondation qui n’est pas négligeable, qui donne beaucoup d’avancées dans beaucoup de domaines.
En ayant fait 3 ans avec des jeunes en stages de rupture, je vois que ce que propose la Fondation aurait dû être fait depuis longtemps.
Ludovic, membre de la Fondation Résilience
Engager leurs valeurs et leurs codes auprès de ces jeunes-là, c’est super intéressant.
Il part de son point de vue ; il est conscient qu’il a des émotions, qu’il ressent quelque chose, et il veut transmettre cela.Ils sont anciens militaires, oui, mais ils sont civils maintenant ; il faut faire la part des choses. Ils ne sont plus dans les codes liés aux militaires. Il est très important pour lui de pouvoir apporter leur savoir-faire, mais avec une pédagogie simple, linéaire, une pédagogie de l’émotion et beaucoup d’humain.
Comme il l’a dit dans le Nord aux jeunes : « Vous êtes des anges pour nous, ça nous permet de nous reconstruire aussi. »

Sur le stage de Fréjus, j’ai pleuré devant des jeunes et j’ai totalement assumé.
Ludovic, membre de la Fondation Résilience
Les jeunes arrivent avec leur personnalité et repartent généralement avec une personnalité qu’ils ne connaissaient pas. Pour eux, les vétérans SPT, c’est extrêmement enrichissant de pouvoir avoir cette relation et de se dire : « Mince, on doit les aider, on ne peut pas laisser ces nouvelles générations seules. On est à 80 % de réussite quand même, c’est pas négligeable ! »
Et puis pour lui, Geoffrey, c’est le respect et l’humilité. Geoffrey est humble ; il a des émotions qu’il n’arrive pas à montrer, mais on les comprend.
Chaque vétéran peut apporter son savoir-faire et son savoir humain. Plus les vétérans auront leurs émotions capables de s’exprimer honnêtement et sincèrement, mieux ce sera.
Pour l’histoire, pour partager leur vécu : chacun a son histoire militaire, et ça fait partie de la Fondation de pouvoir exprimer ce qu’ils ont vécu et ce qu’ils sont aujourd’hui.

Message à faire passer
Vous devrez aider la Fondation Résilience par n’importe quel moyen. On a besoin de cette Fondation, elle est là pour nous, il faut être là pour elle !! Ce n’est pas qu’une simple Fondation, c’est une famille qui est là pour les jeunes, pour les civils, pour les entreprises, elle est là pour tous et toutes.
Ludovic, membre de la Fondation Résilience





